Je n'ai découvert l'oeuvre de Jean Michel Basquiat que tardivement. C'était à l'occasion d'une rétrospective parisienne organisée en 2003.
La vie et la carrière du peintre new-yorkais sont d'une grande singularité dans le monde de l'art des années 80. Il débuta, en effet, comme graffiteur dans SoHo et East Village avant de devenir une icône incontournable de l'explosion du marché de l'art.
Sa rencontre avec Andy Warhol fut décisive dans son ascension mais très vite Basquiat devint l'instrument et la victime d'un système qui faisait grimper les prix à une vitesse vertigineuse.
L'artiste meurt prématurément à l'âge de 28 ans en laissant une oeuvre abondante mais de qualité inégale.
Son "Riding with Death" réalisé peu de temps avant sa disparition, est cependant un travail d'une râre intensité qui condense tout le génie et toute la fulgurance d'un esprit fragile, extraordinairement timide, tourmenté de doutes et de pulsions autodestructrices.
"Riding with Death" peut être considéré, je crois, comme le couronnement d'une oeuvre produite en à peine 8 ans.
Maternité. Pigments & acrylique sur toile. 81X100cm, 2002.
Cette toile immense (environ 250cmX290cm) figure naturellement en bonne place dans mon musée imaginaire, au même titre que "L'orestie d'Eschyle" de Bacon, "Les noces de Cana" de Veronèse, ou encore "Le jardin des délices" de Jérôme Bosch, dont j'aurai prochainement l'occasion de vous parler.
Ces oeuvres, dont il s'agit de partager avec vous la part d'illumination qu'elles procurent, ne sont volontairement pas reproduites sur ce blog. Le simple fait d'en parler devrait en effet suciter l'envie et la curiosité et c'est à chacun d'entre nous de convoquer ses émotions en allant provoquer ces belles rencontres.